Face à la recrudescence des cas de fièvre de Lassa au Nigéria et dans d’autres pays voisins, le Togo intensifie ses efforts pour prévenir l’introduction et la propagation de cette maladie sur son territoire. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Prof. Darre Tchin, a lancé un appel pressant à la population togolaise, invitant chacun à redoubler de vigilance et à observer strictement les mesures d’hygiène.
Dans un communiqué publié le 26 février 2025, le ministre a insisté sur l’importance des gestes simples mais cruciaux pour freiner la transmission du virus. Parmi les principales recommandations, il a mis l’accent sur le lavage régulier des mains à l’eau et au savon, l’évitement du contact avec les fluides corporels (urine, salive, sang ou vomissures) des personnes suspectées d’être infectées, ainsi que la nécessité de limiter l’exposition aux excréments de rongeurs, considérés comme une source majeure de contamination.
La fièvre de Lassa, souvent associée à la manipulation d’aliments ou d’objets souillés par les déjections de rats infectés, représente une menace sérieuse pour la santé publique. Le virus peut également se transmettre par contact direct avec les fluides corporels de rongeurs infectés. Cependant, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la maladie ne se propage pas par des interactions de routine, comme une poignée de main ou une étreinte.
Pour faire face à cette menace, le gouvernement togolais a renforcé ses mesures de surveillance épidémiologique, particulièrement aux frontières et dans les établissements de santé. Des dispositifs de détection précoce et de réponse rapide ont été mis en place afin de réagir promptement aux éventuels cas. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation à travers tout le pays visent à informer la population sur les mesures préventives et les symptômes à surveiller.