La fumée blanche a enfin été aperçue ce mercredi matin au Sénat togolais. Débutée le 6 mars 2025, la session inaugurale du premier Sénat togolais s’est achevée ce mercredi avec l’élection de son bureau dirigeant. Cette deuxième chambre parlementaire, nouvellement instaurée dans le cadre des réformes politiques de la 5ᵉ République, représente un enjeu majeur dans l’équilibre des pouvoirs et le fonctionnement du système législatif togolais.
À l’issue des votes, Barry Moussa Barqué a été élu président du Sénat par ses pairs pour un mandat de six ans. Cet homme d’expérience, figure influente du paysage politique togolais, succède ainsi à Koudjolou Dogo, qui assurait jusque-là la présidence par intérim en tant que doyen d’âge.
Le bureau du Sénat, qui l’assistera dans sa mission, est composé de neuf membres, choisis pour refléter la diversité sociopolitique du pays. Aux côtés du président, on retrouve trois vice-présidents chargés d’assurer la continuité et la fluidité des débats, deux questeurs responsables de la gestion financière et administrative de l’institution, ainsi que trois secrétaires parlementaires chargés du bon déroulement des sessions.
Dès ce jeudi 3 avril, les 61 sénateurs entameront leur première session ordinaire de l’année, deux jours après la rentrée parlementaire des députés de l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, la session de droit qui a permis l’élection du président du Sénat a été marquée par l’adoption du règlement intérieur de l’institution. Ce document fondamental définit les règles de fonctionnement du Sénat, les modalités de ses travaux ainsi que les prérogatives de ses membres.
Par ailleurs, si certains observateurs saluent la mise en place de cette nouvelle chambre comme un gage de modernisation du système politique, d’autres expriment des réserves quant à son efficacité réelle et son impact sur le processus démocratique. L’opposition, qui critique depuis le début l’instauration du Sénat, y voit un outil supplémentaire au service du pouvoir en place.
Quoi qu’il en soit, le premier Sénat de la 5ᵉ République togolaise est désormais opérationnel.